Demandez le programme de la seconde édition !

Notre programmation se veut être un voyage cinématographique vers les contrées des rêves et de la jeunesse, allant des classiques intemporels aux récits contemporains. 

En séance hors les murs le vendredi 12 avril au cinéma l’Écran de Saint-Denis, découvrez en avant-première Riddle of Fire, un premier film du réalisateur Weston Razooli, qui capture l’esprit de l’enfance à travers une quête fantastique. La séance sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur

Riddle of Fire de Weston Razooli (2023)

Il était une fois un trio d’enfants cherchant à craquer le code parental de leur nouvelle console et aussi la parfaite recette de la blueberry pie, une secte de braconniers qui ne cessent de se chicaner, une petite fille qui a des dons elfiques… Un premier long métrage dont le budget est aussi lilliputien que sont géantes sa sophistication formelle et sa liberté épique. Comme si, dans une forêt enchantée du Wyoming, Tom Sawyer, Le Club des cinq et Les Goonies s’étaient donné rendez-vous pour faire un jeu de plateau autour d’un feu de camp. 

 

Nous vous proposons en séance d’ouverture de notre festival, le vendredi 26 avril, Peggy Sue s’est mariée, ce film vous plongera dans les années 60 avec une nostalgie vibrante des périodes lycéennes et des premiers amours. 

Peggy Sue s’est mariée de Francis Ford Coppola (1986)

Peggy Sue se rend à la fête des 25 ans de la fin du lycée. Pendant la soirée, elle s’évanouit et s’enfonce dans un rêve où elle revit ses années lycée. Cette structure narrative crée une atmosphère de rêve éveillé, permettant à Peggy Sue de revisiter son passé avec une perspective nouvelle. Le film interroge les thèmes du destin, des regrets et des choix de vie tout en offrant une réflexion profonde sur la nature de l’existence.

Le lendemain de cette soirée d’ouverture, commencez votre journée avec Gwen, le livre de sable de Jean-François Languione (1h07), dont la projection est exceptionnelle. 

Gwen, le livre de sable de Jean-François Laguionie (1985)

La jeune Gwen, adoptée par une tribu de nomades, vit dans un monde post-apocalyptique envahi par le sable, où une entité inconnue déverse des flots d’objets, reproductions gigantesques de produits banals de notre monde (valises, téléphones, horloges…). Quand le garçon avec lequel elle s’est liée d’amitié est enlevé par l’entité, Gwen part à sa recherche. 

Durant l’après-midi du samedi 27 avril, découvrez la richesse du cinéma indépendant britannique avec Limbo, et laissez-vous captiver par l’esthétique époustouflante de The Fall, un film totalement inédit en salle. 

Limbo de Ben Sharrock (2020)

Sur une petite île de pêcheurs en Écosse, un groupe de demandeurs d’asile attend de connaître leur sort. Face à des habitants loufoques et des situations ubuesques, chacun s’accroche à la promesse d’une vie meilleure. Parmi eux se trouve Omar, un jeune musicien syrien, qui transporte où qu’il aille l’instrument légué par son grand-père. Entre poésie, émotion et humour, Ben Sharrock livre un film poignant sur le sort des réfugiés. 

The Fall de Tarsem Singh (2006)  

Los Angeles, années 1920. Alexandria, une petite fille de cinq ans hospitalisée à la suite d’une chute, se lie d’amitié avec un autre patient, Roy, cascadeur à Hollywood victime d’un accident. Pour passer le temps et l’ennui de la convalescence, le jeune homme se lance dans le récit d’une histoire épique, dans laquelle le gouverneur Odieux est aux prises avec cinq héros fantastiques déterminés à le combattre. Mais quand la réalité et ce monde éblouissant de magie commence à disparaître, la petite Alexandria va réaliser que la vérité n’est peut-être pas celle qu’elle attendait.

Au programme du samedi soir, une soirée spéciale horreur : explorez le cinéma d’horreur queer coréen avec Memento Mori, une séance très spéciale en copie 35 mm, suivi de It Follows, un film d’horreur signé David Robert Mitchell qui réinvente le genre en démontrant une terreur subtile mais prenante. 

Memento Mori de Kim Tae-Yong, Min Kyu-Dong (1999) 

Min-Ah, étudiante dans un lycée de jeune fille coréen, tombe par hasard sur un journal intime et découvre qu’il est écrit par deux étudiantes de son lycée, Hyo-Shin et Shi-Eun, qui entretiennent plus ou moins des relations homosexuelles. Tout bascule lorsqu’une des deux amantes se suicide et que la deuxième s’en désintéresse. Min-Ah est alors sujette à des hallucinations provoquées par cet événement tragique. 

It Follows de Robert David Mitchell (2014)

Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d’étranges visions et l’inextricable impression que quelqu’un, ou quelque chose, la suit. Face à cette malédiction, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire aux horreurs qui ne semblent jamais loin derrière…

La matinée du dimanche 28 avril vous fera découvrir des classiques intemporels tels que Le Magicien d’Oz, un film aux performances uniques et aux décors fascinants qui est à voir en famille. 

Le Magicien d’Oz de Victor Fleming (1939)

Dorothy, jeune orpheline, vit chez son oncle et sa tante. Tout irait pour le mieux si l’institutrice ne détestait pas son chien. C’est alors que Dorothy fait un rêve où elle se trouve transportée au royaume magique des Munchkins à la recherche de son chien. Les Munchkins sont des nains protégés par la bonne fée du Nord mais menacés par la méchante fée de l’Ouest. Pour retrouver son chien, Dorothy doit s’emparer des chaussures rouges de la mauvaise fée et aller voir le magicien d’Oz dans son palais d’Emeraude. 

Le dimanche après-midi vous emmènera vers des contrées lointaines. Pique-nique à Hanging Rock qui vous emportera dans les mystères de l’adolescence et de l’identité. Poursuivez avec le film Trois Femmes, porté par le fabuleux duo d’actrices Shelley Duvall et Sissy Spacek, qui vous plongera dans un monde entre rêve et réalité, teinté de couleurs pastels sur les thématiques des relations féminines et de l’identité. 

Trois Femmes de Robert Altman (1977) 

Trois Femmes serait basé sur le rêve de son réalisateur. Il explore les relations féminines à travers la dynamique de deux collègues de travail, l’une adolescente, qui sont devenues colocataires. Il utilise la rêverie pour brouiller la frontière entre réalité et fantasme, créant une atmosphère onirique renforcée par des éléments visuels fantaisistes. La fusion ambiguë entre les deux colocataires démontre les thèmes de l’identité et de la solitude, soulignant la subjectivité de l’expérience humaine. 

Pique-nique à Hanging Rock de Peter Weir (1975) 

En Australie, Hanging Rock est une montagne sacrée, autrefois lieu de culte des aborigènes. Le 14 février 1900, les élèves d’une école de jeunes filles y partent en excursion afin de pique-niquer. Une fois sur place, plusieurs d’entre elles sont étrangement attirées par les rochers. Trois des élèves, accompagnées d’une professeure, s’engouffrent dans les passages dessinés par les monolithes. C’est au retour à l’école que l’on se rend compte que les quatre jeunes femmes manquent à l’appel. Des battues sont organisées pour les retrouver ; la police enquête. L’une d’entre elles est bientôt retrouvée, totalement amnésique… 


Cette seconde édition du Campus Film Festival touchera dès lors à sa fin. La séance de clôture n’est autre que le film français Ava de Léa Mysius, la marraine de cette édition. Le film offre un récit sur les états fugaces de la jeunesse à travers le parcours d’une adolescente confrontée à la perte de sa vue. Séance en présence de la réalisatrice, à ne absolument pas manquer pour finir le week-end en beauté !

Ava de Léa Mysius (2017)

Lors de vacances en bord de mer qu’elle passe avec sa maman, Ava, une adolescente de 13 ans, rencontre Juan, un jeune Gitan, accompagné d’un grand chien noir. Le garçon et l’animal ont fort à faire avec la police. Un peu plus tard, se plaignant de troubles de la vue, Ava est envoyée chez un ophtalmologue qui lui annonce brutalement qu’elle va devenir aveugle. Tandis que sa mère, qui la soutient comme elle peut, se réfugie surtout dans le déni, Ava ne pense plus qu’à Juan et à son chien, qu’elle aimerait voir encore une fois avant que la nuit ne se referme sur ses yeux.